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accueillance

⇒ACCUEILLANCE, subst. fém.
Arch., inus. Disposition à l'accueil :
... ce don particulier [aux fébriles] d'accueillance, d'ouverture, de courtoisie... m'a valu la faveur que vous m'avez faite...
E. RENAN, Feuilles détachées, 1892, p. 118.
Étymol. ET HIST. — XIIIe s. faire acueillance de (qqn), « accueillir qqn, le gagner à sa cause » (Jeux part., IV, 37 ds T.-L. : s'amours faissoit d'eus acueillance, Si que faus cuer fussent bien converti Et mesdires fust mis en oubliance, Ce seroit plus honneur); 2e moitié du XVe s. accueillance « action d'accueillir (qqc.) » (CHASTELLAIN, Chron. des D. de Bourg., III, 54, Bouchon ds GDF. : Et comme durement tu regretteras encore l'abitude de cestes gens, et l'accueillance que tu en as faite); 1555 accueillance « manière (courtoise) d'accueillir (qqn) » (VARQUIN PHILIEUL, Trad. Pétrarque, L. IV, Triomphe de la mort, 2 ds HUG. : telz mes engins et mes arts en toy furent, Ores desdains puis benigne accueillance), ces 3 attest. sont isolées; repris par Renan dans le 3e emploi.
Dér. du rad. de accueillir I 3; suff. -ance.
BBG. — SAIN. Lang. par. 1920, p. 109.

Encyclopédie Universelle. 2012.