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socque

socque [ sɔk ] n. m.
• 1611; lat. soccus
Antiq. rom. Chaussure basse que portaient les acteurs de la comédie.
Chaussure sans quartier, généralement à semelle de bois (portée par certains religieux, ou à la campagne). sabot. « Les socques de la vieille Marthe claquaient déjà sur les marches » (Bernanos).
⊗ HOM. Soc.

socque nom masculin (ancien provençal soca, du latin soccus) Chaussure basse des acteurs comiques romains. Chaussure de bois, à semelle épaisse, que portaient certains montagnards et certains religieux. Chaussure de plage, de détente, faite d'une semelle épaisse et d'un avant-pied en cuir, tissu, etc. ● socque (difficultés) nom masculin (ancien provençal soca, du latin soccus) Genre Masculin : « quitter le socque pour le cothurne »(Académie) = quitter les rôles comiques pour les rôles tragiques, en parlant d'un acteur. Remarque Dans l'Antiquité, les acteurs comiques portaient des chaussures basses, ou socques, et les acteurs tragiques des chaussures à semelles très épaisses, ou cothurnes. ● socque (homonymes) nom masculin (ancien provençal soca, du latin soccus) soc nom masculin

⇒SOCQUE, subst. masc.
A. — ANTIQ. ROMAINE. [P. oppos. au cothurne de la tragédie] Chaussure basse que portaient les acteurs de comédie. (Dict. XIXe et XXe s.).
P. méton. [P. oppos. à la tragédie figurée par le cothurne] Comédie. Il a quitté le socque pour le cothurne (Ac. 1835-1935).
B. — Vx. Sandale à semelle de bois épaisse portée par des religieux. Le curé de Mégère attendit patiemment que le bruit des socques sur le pavé l'avertît que la servante avait quitté son poste d'observation derrière la porte (BERNANOS, Crime, 1935, p. 759).
C. — Vieilli. Synon. de galoche (v. ce mot A). Elle me voyait pareil à lui [le professeur de mathématiques], traversant la ville deux fois le jour, en jaquette d'alpaga et en panama l'été, les pieds protégés, l'hiver, par des socques et le corps pris dans un paletot fourré (BOURGET, Disciple, 1889, p. 75). De bonnes soques [sic] et de gros capuchons pour l'hiver (L. TOURNIER, Il était une fois la montagne, Paris, éd. France-Empire, 1979, p. 39).
Rem. ,,Socque tend à sortir de l'usage et quand on s'en sert, le mot est généralement considéré abusivement comme étant du féminin`` (DUPRÉ 1972).
REM. Socquette, subst. fém., rare. Petit socque. Une foule taciturne et plutôt triste, mais bruyante des pieds car tout le monde allait chaussé de sabots et de soquettes [sic] de bois qui claquaient sur les pavés en ronde-bosse (CENDRARS, Bourlinguer, 1948, p. 251).
Prononc. et Orth.:[]. Homon. soc. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. Fin XIVe s. socchez « grosses chaussures », plur. de socche ou de socchet (B. N. lat. 13032, 11454 ds ROQUES, p. 384] 1. 1562 socque « sorte de chaussure basse portée dans l'Antiquité » (A. DU PINET, L'Hist. du Monde de C. Pline Second, t. 2, p. 676); spéc. 1680 soc « dans l'Antiquité, chaussure basse portée par les acteurs comiques » (RICH.); 1690 socque (FUR.); 2. id. « sandale à semelle de bois que portent certains religieux » (ibid.); 3. 1822 socque-articulé « chaussure imperméable et flexible que l'on met par-dessus une chaussure ordinaire pour se protéger de l'humidité » (Obs. modes, t. 8, p. 486); 1827 socques articulés (Mme CELNART, Man. des dames ou l'Art de la toilette, pp. 63-64 ds QUEM. DDL t. 16). Empr. au lat. soccus « sorte de pantoufle, de chaussure basse », spéc. « chaussure basse propre aux acteurs comiques », et en lat. médiév. « sandale à semelle de bois portée par les moines » (IXe s. ds NIERM.). Soccus dans son sens gén., est à l'orig. de l'a. prov. soc « grosse chaussure », et est encore vivant dans les domaines italo-rom., ibéro-rom., et dans de nombreux dial. du domaine gallo-rom. Voir FEW t. 12, pp. 13b-15a. Fréq. abs. littér.:44. Bbg. QUEM. DDL t. 16.

socque [sɔk] n. m.
ÉTYM. 1611; lat. soccus « sorte de pantoufle; chaussure des auteurs comiques ».
1 Antiq. rom. Chaussure basse que portaient les acteurs de la comédie.
Par métonymie. (Littér.). Symbole du genre comique. Brodequin; cothurne (cit. 3).
2 (1690). Chaussure sans quartier, généralement à semelle de bois (portée par certains religieux, ou à la campagne, etc.). Patin, sabot (→ Sandale, cit. 1).
0 Les socques de la vieille Marthe claquaient déjà sur les marches — clic, clac —, et plus sourds, dans l'herbe humide — floc, floc.
Bernanos, Sous le soleil de Satan, II, II.
3 (1842). Chaussure en cuir, en bois, qui se porte par-dessus la chaussure ordinaire pour la protéger. aussi 1. Claque, II., 1.
HOM. Soc.
DÉR. 2. Socquette.

Encyclopédie Universelle. 2012.